Lucien Clergue, à la mort, à la vie. Réalisation Elizabeth Aubert Schlumberger. Tourné de 2004 à 2008, ce très intéressant documentaire prolongera avantageusement les Rencontres internationales de la photographie d’Arles dont Lucien Clergue est à l’origine avec Jean-Maurice Rouquette, conservateur, jusqu’en 1996, des musées et monuments d’Arles. Pour tous ceux qui connaissent mal son parcours et l’objet de son travail photographique, il sera une excellente introduction. On y suit le photographe dans les rues d’Arles en hiver et en Camargue, racontant son enfance dans la ville, la maladie et la mort de sa mère, la guerre, ses difficiles débuts, ses rencontres décisives avec Cocteau et Picasso, son amitié avec Manitas de Platas, la préparation de sa réception à l’Académie française. Les thématiques de ses photographies y sont largement abordées : les Charognes, les Nus, les Gitans, les Enfants, la Corrida, l’hymne à la Camargue. Il évoque longuement cette thématique récurrente de la mort et ses origines. Il y parle de son amour et de sa connaissance de la corrida. Et sans pudeur particulière, il laisse apparaître son caractère devant la caméra. Le film est complété par un long diaporama de ses photographies et deux courts films qu’il réalisa lui-même dans les années soixante. Un film à se procurer sans conteste. Lucien Clergue, à la mort, à la vie, de Elizabeth Aubert Schlumberger. 52 minutes. Bonus : 2 films de Lucien Clergue : «Le drame du Taureau» et «Delta du sel». Editions Les Films du Paradoxe, juin 2009, 19,90 euros. O.G.mardi 1 décembre 2009
Lucien Clergue, à la mort, à la vie
Lucien Clergue, à la mort, à la vie. Réalisation Elizabeth Aubert Schlumberger. Tourné de 2004 à 2008, ce très intéressant documentaire prolongera avantageusement les Rencontres internationales de la photographie d’Arles dont Lucien Clergue est à l’origine avec Jean-Maurice Rouquette, conservateur, jusqu’en 1996, des musées et monuments d’Arles. Pour tous ceux qui connaissent mal son parcours et l’objet de son travail photographique, il sera une excellente introduction. On y suit le photographe dans les rues d’Arles en hiver et en Camargue, racontant son enfance dans la ville, la maladie et la mort de sa mère, la guerre, ses difficiles débuts, ses rencontres décisives avec Cocteau et Picasso, son amitié avec Manitas de Platas, la préparation de sa réception à l’Académie française. Les thématiques de ses photographies y sont largement abordées : les Charognes, les Nus, les Gitans, les Enfants, la Corrida, l’hymne à la Camargue. Il évoque longuement cette thématique récurrente de la mort et ses origines. Il y parle de son amour et de sa connaissance de la corrida. Et sans pudeur particulière, il laisse apparaître son caractère devant la caméra. Le film est complété par un long diaporama de ses photographies et deux courts films qu’il réalisa lui-même dans les années soixante. Un film à se procurer sans conteste. Lucien Clergue, à la mort, à la vie, de Elizabeth Aubert Schlumberger. 52 minutes. Bonus : 2 films de Lucien Clergue : «Le drame du Taureau» et «Delta du sel». Editions Les Films du Paradoxe, juin 2009, 19,90 euros. O.G.