Luis Mariano de toujours. Long film de 2h06 fait de documents INA accolés : extraits d’interviews avec Jacqueline Joubert, Denise Glaser, …, extraits d’émissions de télévision animées par Jean Nohain, Guy Lux ou telles que Chez vous ce soir : Luis Mariano chez lui dans lesquelles on peut à loisir l’écouter chanter ses grands succès et des titres plus ou moins oubliés aujourd’hui. « Le prince de la chanson française » s’y livre très peu mais fait son numéro de séducteur. Ce film se regarde à plusieurs degrés : on peut y observer aussi, entre autres, les mises en scènes de ballets et les décors d’opérette des années cinquante et soixante et les formatages des émissions d’alors. En revanche, il occulte sa carrière cinématographique et ses tournées mondiales. Celui qui tua l’opérette marseillaise et mis à la mode l’opérette espagnole, de son vrai nom Mariano Eusebio González y García nait à Irun, en Espagne, en 1914. Il décède le 14 juillet 1970 à Paris des suites d’une hépatite mal discernée fin 1969. Il est enterré à Arcangues, en Pays basque français. Sa famille se réfugie en France au moment de la guerre civile espagnole. Fils d’un mécanicien, le jeune Luis, attiré par le dessin, entre à l’école des beaux-arts de Bordeaux. Il aime par ailleurs chanter. Reçu au concours d’entrée du conservatoire de Bordeaux, il est remarqué par Jeannine Micheau, qui s’aperçoit qu’on lui fait travailler des rôles trop lourds pour lui. Mais son véritable professeur fut le Maestro Clemente Guearti (1892-1959). Guearti était alors installé à Bordeaux, après avoir été contraint à l’abandon d’une carrière de ténor d’opéra suite à un accident au sortir du Théâtre Royal de Madrid. C’est lui qui lui a "posé" la voix selon la technique traditionnelle italienne de chant, par des leçons données de 1940 à 1943. Il débute à l’opéra, et monte sur la scène du Palais de Chaillot en décembre 1943, dans le rôle d’Ernesto de Don Pascual (au côté de Vina Bovy et Gilbert Maurin). En attendant le résultat d’une audition à l’opéra comique, il chante dans des spectacles de variété à la radio et commence à être connu. C’est avec La belle de Cadix, créée en 1945 par Francis Lopez, au Casino Montparnasse à Paris, où l’opérette resta à l’affiche deux ans, que vint le succès, la reconnaissance nationale et le vedettariat. Il n’eut ni épouse, ni enfant, ni fiancée connue. Il aurait selon certaines sources connues des aventures masculines, mais cette thèse a toujours été réfutée, et ce encore aujourd’hui, par son entourage. Sans ajout de commentaires, ce film est fait pour être vu à plusieurs afin de partager souvenirs et appréciations. Réalisation : Franck Lipsik. Editions du Montparnasse, 2009. 16€mardi 1 décembre 2009
Luis Mariano de toujours
Luis Mariano de toujours. Long film de 2h06 fait de documents INA accolés : extraits d’interviews avec Jacqueline Joubert, Denise Glaser, …, extraits d’émissions de télévision animées par Jean Nohain, Guy Lux ou telles que Chez vous ce soir : Luis Mariano chez lui dans lesquelles on peut à loisir l’écouter chanter ses grands succès et des titres plus ou moins oubliés aujourd’hui. « Le prince de la chanson française » s’y livre très peu mais fait son numéro de séducteur. Ce film se regarde à plusieurs degrés : on peut y observer aussi, entre autres, les mises en scènes de ballets et les décors d’opérette des années cinquante et soixante et les formatages des émissions d’alors. En revanche, il occulte sa carrière cinématographique et ses tournées mondiales. Celui qui tua l’opérette marseillaise et mis à la mode l’opérette espagnole, de son vrai nom Mariano Eusebio González y García nait à Irun, en Espagne, en 1914. Il décède le 14 juillet 1970 à Paris des suites d’une hépatite mal discernée fin 1969. Il est enterré à Arcangues, en Pays basque français. Sa famille se réfugie en France au moment de la guerre civile espagnole. Fils d’un mécanicien, le jeune Luis, attiré par le dessin, entre à l’école des beaux-arts de Bordeaux. Il aime par ailleurs chanter. Reçu au concours d’entrée du conservatoire de Bordeaux, il est remarqué par Jeannine Micheau, qui s’aperçoit qu’on lui fait travailler des rôles trop lourds pour lui. Mais son véritable professeur fut le Maestro Clemente Guearti (1892-1959). Guearti était alors installé à Bordeaux, après avoir été contraint à l’abandon d’une carrière de ténor d’opéra suite à un accident au sortir du Théâtre Royal de Madrid. C’est lui qui lui a "posé" la voix selon la technique traditionnelle italienne de chant, par des leçons données de 1940 à 1943. Il débute à l’opéra, et monte sur la scène du Palais de Chaillot en décembre 1943, dans le rôle d’Ernesto de Don Pascual (au côté de Vina Bovy et Gilbert Maurin). En attendant le résultat d’une audition à l’opéra comique, il chante dans des spectacles de variété à la radio et commence à être connu. C’est avec La belle de Cadix, créée en 1945 par Francis Lopez, au Casino Montparnasse à Paris, où l’opérette resta à l’affiche deux ans, que vint le succès, la reconnaissance nationale et le vedettariat. Il n’eut ni épouse, ni enfant, ni fiancée connue. Il aurait selon certaines sources connues des aventures masculines, mais cette thèse a toujours été réfutée, et ce encore aujourd’hui, par son entourage. Sans ajout de commentaires, ce film est fait pour être vu à plusieurs afin de partager souvenirs et appréciations. Réalisation : Franck Lipsik. Editions du Montparnasse, 2009. 16€